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Le poids spécifique (PS) des céréales à paille est un critère plus commercial que physiologique ou technologique, en partie hérité d’une période où les transactions commerciales se basaient plus sur le volume que sur le poids. Il conserve actuellement un intérêt logistique, et reste une base des contrats commerciaux.

Un critère peu étudié et mal expliqué

Le poids spécifique correspond à la masse volumique d’un lot de céréales ; on l’exprime ainsi en kilogramme par hectolitre. De manière plus fine, il est la synthèse de deux composantes : la densité de chaque grain, et l’arrangement spatial des grains entre eux. Cependant, les facteurs explicatifs de ces deux facteurs sont très peu étudiés dans la littérature scientifique.

La densité des grains serait essentiellement liée aux conditions de croissance de la culture, et donc, à sa capacité à remplir densément l’enveloppe des grains. Il semblerait que les teneurs en protéines élevées y soient favorables dans une certaine mesure, car elles permettent une meilleure agglomération de l’amidon dans la matrice protéique présente dans le grain. Les grains vitreux (blé dur par exemple) ont donc en tendance des PS plus élevés.

L’aptitude à l’agencement spatial des grains les uns par rapport aux autres serait par contre plutôt soumis au facteur variétal, en lien avec la forme des grains (longueur, largeur, profondeur et ouverture du sillon). A densité de grain égale, les petits grains ont tendance à laisser plus d’interstices, et donc, mener à des PS plutôt plus faible.

Une définition en deux temps

Certains travaux anglais indiquent que la mise en place du PS se définit assez tôt en cours de campagne (ils mentionnent même la pluie hivernale, mais cela peut s’expliquer par des effets induits de mauvais enracinement ou des variations de densité d’épis). Plus particulièrement, la phase de début de remplissage des grains (jusqu’à grain laiteux) est critique pour la mise en place des enveloppes des grains, puis le début de migration des réserves (amidon et protéines) ; on définit donc un « PS
potentiel ». Il est donc préférable d’avoir des conditions ensoleillées voire même sèches au cours de cette période.

Ensuite, à partir de la fin du remplissage, lors de la dessiccation des grains, les mouvements d’eau dans les grains vont dégrader ce potentiel. Il semblerait que les conditions d’assèchement rapide soient plus favorables que celles où la teneur en eau chute lentement. De même, des pluies de fin de cycle au moment de la moisson engendrent des reprises en eau des grains, ce qui dégrade le PS ; on considère en général qu’une pluie de 20 mm fait perdre 1 point de PS à du blé (avec des différences variétales, non explicitées ni caractérisées).

Une météo défavorable

Les périodes sombres (-15% de rayonnement à l’échelle France) et pluvieuses (+100% de cumul de précipitations), qu’ont connu certaines régions entre le 20 mai et le 20 juin, ont été défavorables à la croissance des plantes et des grains ; c’est pour cela qu’on observe dans ces zones des fertilités épi faibles, des PMG nettement en retrait, et donc, des rendements décevants. Les PS potentiels, établis par le modèle prévisionnel d’ARVALIS-Institut du végétal, étaient donc nettement en retrait.

Les conditions depuis le 20 juin sont devenues plus sèches (-30% de pluies), ce qui limite quelque peu la dégradation de ce PS maximal. Néanmoins, compte-tenu de la montaison longue, la campagne en cours n’est plus du tout précoce, comme nous en faisions le constat en février. Cela signifie que les moissons ne sont pas encore à l’ordre du jour pour les blés tendre au nord de la Loire, et juste débutées au sud ; il est donc nécessaire de surveiller la météo et d’éventuelles perturbations pluvieuses qui pourraient poser problème.

Des accidents pathologiques et physiologiques qui dégradent la situation

Les éléments ci-dessus sont valides dans l’hypothèse où seuls des critères physiologiques impactent le PS, ce qui n’est évidemment pas le cas. On constate dans certaines parcelles l’apparition de la verse, ou de la fusariose, qui vont conduire à des remplissages de grains incomplets ou hétérogènes. Les photographies ci-dessous illustrent la variabilité de taille de grains présents dans les épis, et qui vont plus ou moins monter dans la trémie à la moisson. Les grains fusariés, par leur forme et leur défaut de remplissage, engendrent aussi une baisse de PS.

Photo 1 : Dissection d’un épi de blé et observation de la taille des grains (source C. Maumené, 11/07/2016). Photo N. Cornec

Photo 2 : Echantillon de grains à maturité physiologique (Fructidor, essai ARVALIS – Argenteuil-sur-Armançon, 11/07/2016). Photo L. Pelce

Des points de PS à gagner à la moisson et au stockage

Etant donné que le PS est dépendant de l’arrangement des grains les uns par rapport aux autres, les impuretés peuvent abaisser la valeur moyenne du lot. La qualité de battage (présence d’otons), l’élimination des petits grains au niveau de la moissonneuse-batteuse, la mise en oeuvre d’opérations de nettoyage et de séparation au silo peuvent permettre d’élever le PS avant expédition (ceci est d’autant plus vrai que le lot contient des impuretés au départ).

Jean-Charles DESWARTE, Cécile GARCIA (ARVALIS - Institut du végétal), Amandine BONNERY (ARVALIS - Institut du végétal)


 


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